Gospel Institut Grenoble

École de musique et chant

Le Gospel Africain

L’évangélisation chrétienne américaine atteint les côtes africaines dès les années 1930 emportant avec elle les chants des missionnaires. Ce rapprochement entre les deux cultures noires provoque un effet de retour aux sources. Sur les côtes Atlantiques de Guinée en Angola, la liturgie chrétienne américaine s’enrichit à nouveau. Un mélange s’opère et donne naissance aux chants afro-gospels. L’un des exemples est le chant angolais « Kumbaya my Lord ». En comparaison, un chant comme « Go down Moses » repris par Louis Amstrong (let my people go) est un negro-spiritual né aux confins de la Louisiane esclavagiste.

L’influence de la musique noire américaine s’étend dans la période de l’entre 2 guerres. En effet cette musique et ses acteurs ne s’arrêtent plus aux portes de l’église ; la rue devient le théâtre d’expressions d’artistes laissés pour compte par le chômage grandissant. Cette lutte, leur lutte n’est plus une simple recherche frénétique d’identité mais un espoir réel de s’intégrer dans la société nouvelle.C’est le cas dans le Nord de l’Amérique.

Avec les ghettos naissent la prostitution, la mendicité, le banditisme mais aussi les caveaux de jazz. Au coin des rues les blues men font la manche et les troubadours leurs numéros. C’est dans cette mouvance qu’apparaît un foisonnement de styles musicaux qui ouvre la voie à une créativité musicale sans précédent. Encouragés par les radios et les grandes maisons de production à la recherche de nouveaux artistes,  le « blues », le « jazz », la « soul music », le « bibop », le « reggae » et plus proche de nous le « rap », le « R&B » le « hip hop », le « new jack », le « funk », le « disco » sont autant de genres musicaux qui proviennent directement des gospels noirs.